Les facteurs sociaux du burn-out
Evidemment, la charge de travail. Elle est à corréler avec des objectifs à atteindre qui ne cadrent plus avec les moyens mis à disposition pour y parvenir (personnel, temps, matériel,…). Charge qui s’accentue avec le fait qu’elle soit portée seule. Que ce soit dans le travail ou la vie privée l’isolement devient un sujet préoccupant dans notre société. Ce qui est un paradoxe face au développement des réseaux sociaux.
Le contrôle. De plus en plus de procédures, de protocoles, de bonnes pratiques afin de s’assurer de l’optimisation de son travail. Procédures qui ceci dit sont globalement mises en place par des « spécialistes » souvent déconnectés du terrain. Qui ne s’est jamais plaint d’être submergé par les taches administratives qui imputent sur le temps de travail opérationnel! Et par ce type de pratique la créativité individuelle est tuée à petit feu, laissant la frustration s’installer.
Le manque de reconnaissance et de soutien social. Ne plus être reconnu à sa juste valeur, l’isolement dans les tâches et la dépersonnalisation des espaces de travail, engendrent une faille dans l’estime de soi et la confiance. Or c’est un besoin fondamental pour l’épanouissement.

L’intelligence émotionnelle. De plus en plus de techniques managériales sont basées sur les dimensions affectives et émotionnelles. La santé est mise en péril dans le besoin de recherche de reconnaissance et notamment dans le jeu du dépassement. Toujours plus au mépris de tout!
Le manque de soutien social qui se traduit par l’isolement dans les tâches qui incombent, dans la dépersonnalisation des espaces de travail. Le harcèlement peut devenir une facette exacerbée de ce manque de soutien social.
Le délaissement des valeurs. Face à de folles stratégies ou un fonctionnement qui va à l’encontre de notre logique, il se créé un fossé qui nous sépare de notre être profond.
C'est rarement sur ces facteurs qu'il est possible de faire levier afin d'éviter ou de se sortir du burn-out

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